Conjoncture trimestrielle
Chaque trimestre, le Bulletin économique de France Chimie analyse la conjoncture de la chimie en France dans un contexte macroéconomique international, européen et français. Il détaille les performances du secteur et de ses grandes composantes, en termes d’évolution de la production, du chiffre d’affaires, des prix de vente industriels et des échanges extérieurs.
Synthèse
Situation de la Chimie mondiale et européenne au deuxième trimestre 2026
Au premier semestre 2026, la croissance de la Chimie mondiale a fortement ralenti, diminuant de 60% par rapport au rythme observé en 2025, en raison de l’essoufflement du restockage qui avait temporairement soutenu l’activité au premier trimestre.
En Europe et aussi en France, une fois cet effet dissipé, la Chimie ne connait pas de véritable reprise et retrouve la faiblesse persistante de la demande finale, la pression sur les coûts de production et la concurrence internationale.
Tableau de bord de la chimie en France (yc chimie fine pharmaceutique)
Production
Sur les sept premiers mois de l’année 2026, la production de la Chimie en France enregistre une croissance de 0,7% par rapport à la même période de 2025. Après avoir bénéficié de commandes soutenues au premier trimestre par anticipation depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, l’activité a régulièrement ralenti au trimestre suivant et en juillet.
Figure 1 : Production chimie yc chimie fine pharmaceutique
Prix de production
Les prix de vente des produits chimiques sur le marché français se sont maintenus à un niveau élevé pendant l’été, en hausse de plus de 4% en cumul à fin juillet sur un an. Ils se replient toutefois depuis deux mois en chimie organique et désormais en chimie minérale, sur fond d’accalmie des prix du gaz et du pétrole courant juin et d’une baisse de la demande.
Figure 2 : Prix de production de la chimie
Commerce extérieur
La balance commerciale de la Chimie en France s’est élevée à plus de 8 milliards d’euros sur les sept premiers mois de 2026, maintenant un écart de 2 milliards d’euros sur un an. Elle est marquée par une forte progression des importations (+6% sur un an en cumul à fin juillet) et contre une quasi-stabilisation des exportations (+0,2% sur la période).
Le secteur des savons-parfums est le seul moteur de la balance commerciale avec une contribution de plus de 10 milliards d’euros cumulés sur 2026.
Figure 3 : Commerce extérieur de la chimie y compris produits pharmaceutiques de base