25 mars 2026
Actualités générales, Énergie, Économie & compétitivité, Transition énergétique

Impact de la guerre au Moyen-Orient

[Point de situation au 30 mars 2026] Au sortir d’une année 2025 difficile pour la Chimie européenne, le conflit au Moyen-Orient risque de la fragiliser davantage. France Chimie échange avec les pouvoirs publics pour les alerter sur cette situation préoccupante et demander à activer de manière urgente des mesures de compétitivité.

Au sortir d’une année 2025 difficile pour la Chimie européenne, le conflit au Moyen-Orient risque de la fragiliser davantage et appelle à activer de manière urgente des mesures de compétitivité.

On mesure en effet déjà un impact immédiat et massif sur les coûts de production de la Chimie européenne, au travers de hausses des prix de l’énergie, des matières premières et du transport.

Les niveaux très élevés prix de l’énergie et des matières premières (le gaz et le pétrole étant aussi des matières premières de l'industrie de la Chimie) affectent directement la compétitivité des sites industriels, en particulier les activités energo‑intensives (engrais, pétrochimie) alimentant par contagion une pression inflationniste sur de nombreux polymères.

La situation logistique constitue un facteur aggravant majeur avec la hausse des coûts et une forte dégradation des délais et de la fiabilité. Le détroit d’Ormuz reste fortement contraint, le transport conteneurisé y est quasi absent et les flux sont détournés vers des ports alternatifs saturés.

Les perturbations logistiques et d’approvisionnement entraînent ainsi des risques de pénuries sur plusieurs matières premières stratégiques, en particulier sur l’hélium, un enjeu critique pour l’Europe. D’autres sont à surveiller (soufre, brome ou méthanol).

En conséquence, les déclarations de forces majeures se multiplient avec 171 sites chimiques recensés à date au niveau mondial (principalement en Asie et en Europe).

Les perspectives de normalisation restent faibles : même un cessez‑le‑feu n’entraînerait pas de retour rapide aux routes pré‑crise, les impacts devant se mesurer en semaines voire en mois.

Au 30 mars il n’y a pas de ruptures d’approvisionnement notables des clients du secteur de la Chimie mais des impacts sur les prix. Cette situation devrait se dégrader progressivement tout au long du deuxième trimestre.

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